L'ENTREPRISE
 
Les monuments classés

  Nous travaillons de plus en plus avec un Maître d'œuvre sur des orgues classés Monument historique. Cela nous permet de d'aller plus loin dans notre intérêt pour ….

     
La piscine à bois

Le bois brut est chargé de minéraux, de substances diverses et abondantes qui le font travailler ou plus précisément bouger. Le bois, vivant par définition, se rétracte ou se dilate sous l'effet des changements de température et d'hygrométrie.

Alors comment le rendre le plus sec possible, de façon écologique ?

La technique la plus courante est le séchage à l'air. Afin que ce bois ne bouge plus, ou le moins possible, il est entreposé un certain temps. Cela le durcit et lui permet de se vider de certaines sèves encombrantes comme le tanin par aération et ventilation. Mais comme cela n'est pas suffisant, il est ensuite traité avec des produits chimiques pour le protéger de certains champignons de surface..

Nous préconisons la technique du trempage par immersion dans l'eau. Le problème est le même, mais la démarche est différente. Cette technique ancestrale était très certainement déjà utilisée au moyen age. Les scieries installées au bord des rivières le confirment.

La piscine à bois est une cuve démontable d'environ 5 m de long sur 2 m de large et de 1,50 m de hauteur recouverte d'une petite toiture. Dotée de réservoirs de récupération d'eau de pluie venant des toits adjacents, cette eau passera dans la piscine pour y « mouiller » les planches de bois entreposées, de diverses longueurs, coupées à 30 ou 40 mm d'épaisseur.

Le fait d'immerger le bois, durant un certain laps de temps dans l'eau, va lui permettre d'éliminer rapidement les minéraux et autres substances dont il est chargé naturellement, plus en profondeur.

Plus tard, l'eau est purgée et le bois reste en place pour sécher tranquillement. Le temps de séchage, considérablement réduit, le bois bougera beaucoup moins au cours de sa vie future dans l'orgue.

Après cela, l'utilisation de produits anti-fongiques et insecticides de traitement est quasiment superflue. Le bois peut être raboté au lieu de nécessiter un ponçage, ce qui améliore considérablement son aspect esthétique et sa dureté.

    
   
Les moyens techniques

Dimension des ateliers :

L'atelier comprend :

  • Une salle de montage de 110 m² haute de 10 m,
  • Une salle des machines de 110 m²
  • Une salle de travail de 50 m²
  • Une forge de 15 m²
  • Une tuyauterie de 70 m²
  • Une salle de dessin de 20 m²
  • Un bureau de 20 m²
  • Un hangar à bois couvert de 100 m²
  • Une grange de 100 m²pour le stock
  • Machines à notre disposition :

    Notre atelier dispose de tout le matériel nécessaire à la fabrication et à la restauration d'orgues :

  • Une scie circulaire
  • Une raboteuse
  • Une dégauchisseuse
  • Une scie à ruban
  • Une toupille
  • Un tour à bois
  • Une mortaiseuse
  • Une forge avec enclume
  • Une perceus,
  • Une presse
  • Plus tout le petit matériel portable
  •  
     
    Le groupe

    Expériences et capacités propres à chacun :

    •  GUERRIER Jean-Christian : Facteur d'orgues avec quinze ans d'expérience :

    Huit années au sein de l'entreprise familiale puis quatre ans à l'étranger (Manufacture d'orgues George Heintz et Johannes Rohlf D) afin d'effectuer sa maîtrise et perfectionner ses connaissances dans la construction d'orgues neufs ainsi que dans la restauration. Il a, entre autre, travaillé à la reconstruction de l'orgue de Preetz en Allemagne du Nord, orgue de Nicolai Plambeck datant de 1733.

     

    •  BUCHER Marianne : Facteur d'orgues avec vingt ans d'expérience : après un apprentissage chez Bettner (D) elle se perfectionne chez Claus Winterhalter à Offenburg (D). Elle se spécialise dans l'harmonisation pendant plus de douze ans. Elle a travaillé sur la restauration de plusieurs instruments historiques. Depuis son arrivée au sein de notre entreprise, en décembre 2002, elle a fabriqué les tuyaux neufs de l'orgue Stiehr de Kirchheim (67), de Villers en Hayes (54), ainsi que ceux de Taintrux (88) et en a effectué l'harmonisation.

     

    •  KLING Nicolas : Facteur d'orgues depuis six ans. Il a effectué son apprentissage chez Dott puis s'est perfectionné durant un an chez Laurent Plé. Il travaille depuis trois ans avec nous. Il a restauré les sommiers de Kirchheim et de Taintrux . Il en a également fabriqué les claviers et les soufflets en copie conforme.

    •  MARTIN Gilles : Menuisier-ébéniste spécialisé dans la restauration de mobilier ancien.

     

    •  KLING Elodie : Apprentie, a travaillé avec Marianne Bucher sur l'harmonisation de l'orgue de Kirchheim ainsi que sur différentes phases de celui de Taintrux.

     

    •  FELLER Annick : Secrétaire.